Sommaire

 

énergie

fin du pétrole en 2034

Le défi du réchauffement climatique

 le monde comme il va

Europe

"future" ou "no future" ?

 emploi  (et retraites)

inégalités

gauche

services publics 

transports

logement

consommation

notes de lecture « la démence sénile du capital » , de Jean-Marie Harribey ; voir aussi, après l’éditorial : quelques lectures conseillées

fin du pétrole

Citoyens à Montrouge

 

Vous voulez mieux comprendre notre monde et notre époque, et vous voulez contribuer à l’améliorer : ce site est fait pour vous.

Vous n’avez pas beaucoup le temps de lire la presse, le journal télévisé ne vous suffit pas : vous trouverez ici  des faits, des analyses, des informations sur des moyens d’action possibles, aussi résumés et clairs que possible.

Vous habitez à Montrouge ? Réfléchissons, agissons ensemble.

Vous n’habitez pas à Montrouge ? La plupart des informations qui figurent sur ce site vous concernent aussi.

 (dernière mise à jour : 7 juin 2004)

Lire ci-après l’éditorial du site, naviguer sur les pages mentionnées ci-contre, en revenant ensuite systématiquement à cette page index.

 

Attention : pour être sûr d’accéder à la dernière version, il vous faut, après avoir cliqué sur le mot clé d’accès à la page qui vous intéresse, cliquer sur « recharger » (ou, dans d’autres versions, « actualiser ») qui se trouve dans la barre d’outils de l’écran.

 

Ce site est en évolution permanente. N’hésitez pas à faire part de vos questions, commentaires, suggestions au responsable de ce site :

jean-paul.alletru@wanadoo.fr

Ingénieur civil des Mines, Jean-Paul Allétru , ancien cadre supérieur dans une entreprise de télécommunications, désormais libéré de ses obligations professionnelles, 58 ans , marié, deux enfants, un petit-fils.

 

En complément de ce site, je publie, depuis septembre 2003, une note mensuelle de quatre pages, diffusée par messagerie internet sur abonnement gratuit, à tous ceux qui me font part (cf adresse internet ci-dessus) de leur souhait de la recevoir : il s’agit d’un commentaire personnel de l’actualité. Cette note est intitulée : « citoyen du monde à Montrouge ».

La voici en ligne :

citoyen du monde à Montrouge n°1

citoyen du monde à Montrouge n°2

citoyen du monde à Montrouge n°3

citoyen du monde à Montrouge n°4

citoyen du monde à montrouge n°5

citoyen du monde à Montrouge n°6

citoyen du monde à Montrouge n° 7

citoyen du monde à Montrouge n°8

citoyen du monde à Montrouge n°9

citoyen du monde à Montrouge n°10

 

 

 

ACTUALITE

 

 

Le groupe local de proximité ATTAC de Montrouge a tenu le 2 juin une réunion-débat publique :  « pour une Europe sociale ».

Il participe à l’animation du débat démocratique à Montrouge.

Pour ne citer que les réunions les plus récentes :

14 octobre 2003: solidarités dans notre ville

19 novembre 2003 : la Sécurité Sociale

17 décembre 2003 : le développement durable

27 janvier 2004 : quelle nouvelle dynamique pour ATTAC ?

3 mars 2004 : quel avenir pour l ‘école de la République ?

8 avril 2004 : les rapports Nord/Sud

4 mai 2004 : le logement

 

Le cycle des réunions publiques reprendra en septembre

 

 

 

Penser global, agir local

 

(éditorial)

 

texte réactualisé le 7 janvier 2004

 

Les réserves de la planète en pétrole ne couvrent plus que quarante années de consommation… et encore, à condition que celui-ci reste à son niveau actuel. Or celle-ci ne cesse d’augmenter. Si chaque Chinois consommait autant de pétrole qu’un Etats-Unien, les besoins de la seule Chine dépasseraient largement la production totale mondiale. Nous fonçons à 100 km/h vers un mur, mais nos élites préfèrent regarder ailleurs. Tout juste consent-on à préconiser, en paroles, un plus large développement des énergies renouvelables. Après nous, le déluge ! Alors que le temps est compté pour que l’humanité (et en premier lieu les pays développés) prenne en compte cette contrainte majeure, qui va bouleverser notre économie, notre mode de vie. Depuis longtemps, la question du pétrole pèse d’un poids considérable dans les relations internationales. Et c’est bien avant tout pour contrôler tout le Proche Orient (où se situe l’essentiel des ressources mondiales de pétrole) que l’administration Bush a voulu conquérir l’Irak, et se trouve embourbée dans son occupation dont elle ne sait maintenant comment se dépêtrer. Lire le dossier énergie

 

L’activité humaine est à l’origine de l’augmentation de la proportion de gaz carbonique dans l’atmosphère, qui provoque des changements climatiques dramatiques. La communauté internationale a pris conscience de la menace, mais les mesures correctives décidées à Kyoto (et dénoncées par les Etats-Unis) sont déjà considérées par les experts comme très insuffisantes. Dès aujourd’hui, on observe une augmentation sensible de phénomènes climatiques catastrophiques…Lire Le défi du réchauffement climatique

 

C’est notre mode de développement qui est en cause. Notre économie, fondée sur une mondialisation exclusivement au service des multinationales et des marchés financiers, repose sur une croissance indéfinie. Or les ressources de la planète sont limitées, et ces limites sont maintenant en vue. Mais pour la plupart des économistes, hors la croissance, point de salut. Impossible de triompher du chômage ! Comment sortir de cette contradiction ? Peut-il y avoir un « développement » réellement « durable » ? Faut-il plaider plutôt pour  une « décroissance soutenable » ? De toute façon, il faut faire décroître très rapidement la consommation de matières premières et d’énergie, en particulier des énergies fossiles.

 

Et par ailleurs, notre monde est extraordinairement inégalitaire. Cependant que pour le monde dit « développé », l’excès de consommation est quasi-général (au point que l’obésité est devenu un problème de santé publique, et que l’économie, qui produit de plus en plus d’objets inutiles, peine à trouver toujours de nouveaux moteurs), la plus grande partie du monde vit dans des conditions précaires et manque du minimum. 1,2 milliard de personnes vivent avec moins de 1 euro par jour ; près de 3 milliards de personnes vivent avec moins de 2 euros par jour. Le pilotage des affaires du monde se traite dans les réunions du Groupe des huit pays les plus industrialisés (le « G8 »), à l’Organisation Mondiale du Commerce, au Fonds Monétaire International, à la Banque Mondiale : les décisions prises par ces organismes ont des conséquences qui peuvent être lourdes pour chacun d’entre nous. C’est tout le mérite du mouvement altermondialiste, et en particulier d’ATTAC, d’attirer notre attention sur ces questions, et de peser pour que les processus de décision soient plus démocratiques.

 

Il en résulte une situation de plus en plus explosive. De la misère et de la frustration, se nourrissent l’obscurantisme et le fanatisme, mettant notre monde en danger. Les attentats du 11 septembre 2001 ont marqué les esprits. Il aurait fallu comprendre les raisons de fond (« pourquoi tant de haine ? »), et chercher les moyens d’instaurer une plus grande justice. Il aurait fallu isoler les extrémistes islamiques par la recherche d’une plus grande légitimité des pouvoirs (développer la démocratie, promouvoir la laïcité, respecter scrupuleusement les règles de droit). C’est l’inverse qui s’est passé. L’attitude belliqueuse et gribouille des Etats-Unis (à laquelle s’est opposée avec justesse la France, l’Allemagne, et l’opinion publique mondiale ) est totalement inappropriée pour lutter contre le terrorisme, et fait peser des menaces considérables sur le monde. Si imparfaite qu’elle soit, l’ONU est le lieu où la politique mondiale doit être élaborée. Il convient de la démocratiser et de la renforcer.  le monde comme il va

 

Notre continent, l’Europe, connaît une période de paix (mais la récente guerre dans l’ex-Yougoslavie a montré combien celle-ci pouvait être précaire) et de prospérité (toute relative : il s’agit ici de comparer avec la quasi-totalité du reste du monde). Les peuples qui se sont déchirés au cours de deux guerres mondiales au siècle passé cherchent désormais à régler leurs différends par la négociation, la ligne de démarcation du « rideau de fer » s’est effacée : c’est un net progrès qu’il faut saluer. Le succès de l’idée européenne se traduit par l’affluence des peuples qui cherchent à y adhérer.

 

Mais quel déficit démocratique ! les décisions européennes semblent prises par des armées de technocrates, sur lesquels les citoyens n’ont pas de prise. Le chantier institutionnel présidé par Valéry Giscard d’Estaing a abouti à un projet de traité qui,  marquait un progrès par rapport au traité de Nice quant à la possibilité de prendre des décisions, mais qui inscrivait dans le marbre les références au libéralisme économique. Ce projet n’a pas été approuvé par le sommet européen de Bruxelles du 13 décembre 2003. Il faut le remettre à plat. Comment pouvons nous l’infléchir pour progresser vers une Europe plus démocratique ? Comment faire la part de ce qui sera du ressort de l’Union Européenne, et ce qui sera du ressort des Etats qui la constituent ? Jusqu’où aller dans l’élargissement ? Quelle Europe sociale bâtir ? Ces questions fondamentales , complètement absentes des élections du printemps 2002 en France, alors qu’une partie importante du pouvoir se situe désormais au niveau européen, ne vont pas tarder à revenir en force dans le débat public. Lire  Europe 

 

Et en France ? L’élection présidentielle a mis en évidence des réalités très inquiétantes : les élites politiques de ce pays, des partis dits « de gouvernement », ne sont plus représentatives que d’une minorité de la population*. Taux d’abstention élevé, progression de l’extrême-droite, score élevé des partis dits « contestataires » : le chômage de masse, qui exerce ses ravages dans ce pays depuis près de trente ans, conduit une partie grandissante de nos concitoyens à ne plus rien attendre de l’action publique. Comment redonner du sens, et des enjeux crédibles, à la démocratie ? Il ne semble pas que les partis de gauche aient réellement tiré les enseignements des derniers scrutins. Chacun se comporte comme un club d’élus, mais il ne ressort aucune proposition  à la hauteur de la nécessité. La coupure avec le monde réel est patente.

 

A quel niveau les décisions doivent-elles être prises ? Le principe « de subsidiarité » veut qu’il soit pris au plus près possible du citoyen. Quel partage entre l’Etat et la Région ? Entre la Région et le Département ? Entre le Département et la Commune ? Que résultera-t-il du chantier sur la décentralisation ouvert par le gouvernement Raffarin ?

 

Mais surtout : comment lutter contre le fléau du chômage, qui détermine tout le reste ? Faut-il se résoudre à voir les plans sociaux , comme on dit par antiphrase (la novlangue d’Orwell nous envahit) se multiplier, et jeter au désespoir des régions entières ?Voir "future" ou "no future" ?  emploi  Comment réduire les inégalités, si profondes et choquantes (en 2001, les patrons du CAC40 ont gagné, en moyenne, l’équivalent de 554 SMIC !) ? Voir inégalités

Quelle politique mener sur toutes ces questions qui conditionnent notre vie de tous les jours :  l’éducation; les services publics; les retraites; la santé; les transports; la pollution ; le logement ; les crèches ; la culture… est-il normal qu’à Montrouge beaucoup de parents ne trouvent pas de place de crèche pour accueillir leur enfant ? qu’il faille plus de trois ans d’attente pour accéder à un logement HLM ? que les places de parking soient si rares ?

 

Si diverses soient-elles, toutes ces questions sont liées. Une toute petite minorité de puissants a intérêt à faire croire que « la main invisible du marché » apporte la solution optimale pour l’humanité. Elle s ‘appuie sur une armée d’idéologues appointés, et sur la quasi-totalité des médias, pour répandre ces sornettes. Le combat des idées doit être mené, à partir des références fondamentales : démocratie, laïcité.

 

Mais il est impératif  que les solutions proposées localement (ici, en France, en région parisienne, à Montrouge) soient cohérentes avec celles qui doivent être élaborées pour répondre aux questions que nous posent l’épuisement des ressources de la planète, le réchauffement climatique, le déséquilibre entre les pays développés et le reste du monde, la construction de l’Europe. Toutes ces questions ont d’ailleurs aussi des répercussions de plus en plus importantes dans notre vie quotidienne.

 

Or « l’offre » politique est trop éclatée : les partis dits de gouvernement, en France et ailleurs,  sont trop englués dans des enjeux de court terme pour se préoccuper vraiment de la survie de la planète, et de la mise en place d’un pilotage démocratique de l’économie mondiale ; on ne voit pas poindre la construction par les citoyens eux-mêmes d’orientations politiques européennes ; les écologistes n’ont trop souvent pas un avis bien défini sur les questions économiques et sociales. Une synthèse est à construire. Le renouveau viendra peut-être des militants pour une autre mondialisation, qui dès maintenant obligent les forces politiques à se positionner par rapport à leurs idées.

 

Et notre activité de citoyens ne peut se réduire à glisser de temps en temps un bulletin dans une urne. Nous disposons de toute une batterie de moyens d’action , par exemple en tant que salariés  (s’arc-bouter sur la défense de ses droits, conquérir des droits nouveaux), en tant que consommateurs (commerce équitable). Lire consommation. Dans la mouvance  écologiste, on trouve souvent des personnes qui expérimentent des actions locales, et montrent ainsi qu’il ne faut pas tout attendre d’une action « d’en haut », mais que, ici et maintenant, il est possible de vivre autrement et de faire changer les choses. Un nouveau mode de relation à la politique est à inventer. « En politique, on n’a pas d’amis », constatait Valéry Giscard d’Estaing. Une façon plus conviviale, plus amicale, de débattre et de décider entre citoyens doit être possible. Voir gauche  (et en particulier, la présentation d’ATTAC, et de ses activités, à Montrouge et dans les Hauts de Seine)

 

Les nuages qui nous menacent sont noirs et nombreux. Mais de plus en plus nombreux sont aussi ceux qui en ont pris conscience. En quelques années, ceux qui contestent l’évolution actuelle du monde réussissent de plus en plus à se faire entendre : à Seattle, à Porto Alegre, à Florence, et tout récemment à Cancun…. 

 

Seuls, nous ne pouvons pas grand chose ; mais unis nous pouvons beaucoup.

 

 

Ce site vise à servir de lieu d’échanges et de propositions pour tous ceux, à Montrouge (Hauts de Seine) et ailleurs, qui se reconnaissent dans le constat qui précède, et veulent comprendre et agir sans plus attendre.

 

*A Montrouge, au premier tour de l’élection présidentielle du 21 avril 2002, la gauche parlementaire (Jospin, Mamère, Chevènement, Taubira, Hue) et la droite parlementaire ( Chirac, Bayrou, Madelin, Lepage, Boutin) ont totalisé respectivement 40,3 % et 36,2 % des suffrages exprimés, soit, ensemble, seulement 49,85 % des inscrits (les abstentions et les votes blancs et nuls s’élevant à près de 35 % des inscrits). L’extrême-droite  (Le Pen, Mégret) a recueilli 12,4 % des suffrages exprimés, la Chasse ( !) 0,7 %, l’extrême-gauche (Laguiller, Besancenot, Gluckstein) 8,4% .

 

 

Quelques lectures conseillées :

L'âge des extrêmes, histoire du Court XXèmeème ème siècle, 1914-1991, d’ Eric J. Hobsbawm, Editions complexe, 1999, 810 pages, 24 euros

Pour mieux comprendre notre époque. Ce Vingtième Siècle aura charrié le meilleur et le pire. Les historiens, dont le métier est de rappeler ce que les autres oublient, deviennent plus essentiels que jamais.

La montée de l’insignifiance, de Constantin Castoriadis, juillet 1995

la fin du développement, naissance d’une alternative ? de François Partant, 1982 (réédition 1997, Babel, 253 pages)

C’est en homme de terrain que François Partant prit conscience des aberrations auxquelles conduisaient des politiques de développement menées dans le tiers monde.

Misères du présent, Richesse du possible , d’André Gorz, Editions Galilée,1997, 228 pages, 160F.

La démence sénile du capital, de Jean-Marie Harribey, Editions du Passant, mars 2002 voir notes de lecture

Le libéralisme n'a pas d'avenir, de Guillaume Duval, Editions La Découverte, 2003

A relire : les ouvrages d’Ivan Illitch, récemment décédé.

Et les périodiques :

Politis, chaque jeudi (abonnement : 2, impasse Delaunay 75011 Paris)

Silence (écologie, alternatives, non-violence) (abonnement : 9, rue Dumenge, 69004, Lyon) revue mensuelle citant de très nombreuses actions locales

Alternatives économiques mensuel (12, rue du Cap-Vert, 21800 Quétigny) un autre regard sur l’économie

Le Monde diplomatique, mensuel

La Révolution Prolétarienne, revue syndicaliste fondée par Pierre Monate en 1925 (Jean Moreau, 26, rue des Rosiers, 75004 PARIS)