Europe
Mise
à jour le 1er octobre 2003
En 2004, l’Union Européenne comptera dix nouveaux membres (en plus des 15 membres actuels) : l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la République Tchèque, la Slovaquie, la Hongrie, la Slovénie, Malte et Chypre. Sa population passera à 453 millions d’habitants, ce qui représentera 7,2% de la population mondiale, et 29,5% du Produit Intérieur Brut du monde.
L’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie est prévue pour 2007 . La Turquie a également demandé à adhérer.
Le 1er mai 2004, l’Assemblée européenne s’élargira aux députés des dix nouveaux Etats adhérents, avant d’être renouvelée lors des élections des 10 et 13 juin 2004. Les députés qui seront élus en 2004 au Parlement européen le seront, cette fois encore, sur une base purement nationale. Les formations politiques européennes n’ont pas encore de statut qui leur permettrait d’entrer en tant que telles dans la compétition. Seuls les Verts entendent officiellement lancer une campagne « européenne », consacrée, entres autres, aux questions de sécurité alimentaire. Le projet de constitution de la Convention européenne introduit des « partis politiques de niveau européen ».
Daniel Cohn-Bendit et Alain Lipietz (députés européens, Verts): « L’Europe du traité de Nice élargie à 25 membres, c’est la paralysie de la démocratie et donc la toute-puissance du marché ». « Face à ce désastre annoncé, les parlementaires et les représentants de la société civile européenne, syndicats et ONG, réunis cette année dans la Convention présidée par Valéry Giscard d’Estaing, ont su réaliser une percée : trouver le compromis que les gouvernements n’avaient su concevoir. Le traité constitutionnel adopté par consensus est très loin d’être parfait. Mais il débloque résolument l’Europe de Nice. » »En proclamant son caractère constitutionnel, le traité place enfin la construction européenne dans l’orbite de la démocratie. Le Parlement voit doubler ses compétences législatives, le président de la commission est élu par lui. La seconde Chambre, le conseil des ministres, est libérée du verrou de la triple majorité et soumise à une règle simple : majorité des pays représentant 60 % de la population. Les citoyens d’Europe, sur pétition d’un million de signatures, peuvent proposer une loi.
Le projet comporte également cette définition : « l’Union œuvre pour le développement durable de l’Europe, fondé sur une croissance économique équilibrée, une économie sociale de marché hautement compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès social, et un niveau élevé de protection et d’amélioration de la qualité de l’environnement. (…) Elle contribue (…) à la solidarité et au respect mutuel entre les peuples, au commerce libre et équitable. »
Pierre Moscovici (PS) estime aussi que les travaux de la Convention représentent une avancée réelle : intégration de la charte des droits fondamentaux, création d’un ministère des affaires étrangères européen, reconnaissance des symboles, projet d’initiative populaire. Refuser ce texte, souligne-t-il, ce serait revenir au traité de Nice.
Septembre 2003 . La Suède rejette massivement l’entrée dans la zone euro. Les Suédois ont craint que l’adoption de la monnaie unique menace leur système de protection sociale.
Les Amis de la Terre, au niveau européen, ont réalisé une plate-forme pour définir ce que pourrait être une nouvelle politique agricole commune qui soit orientée dans le sens d'une démarche durable.
Les amis de la Terre, 2 bis rue Jules Ferry 93100 MONTREUIL 01 48 51 32 22.