Citoyen du monde à Montrouge
numéro 2
Octobre 2003
Développement
durable ?
Du constat de la double menace, épuisement des ressources fossiles et risque climatique, est né le concept de développement durable. L’expression est de plus en plus à la mode, il n’est pas une entreprise aujourd’hui qui ne se prétende adepte du « développement durable », et de ce fait, le concept perd de son sens. Le développement durable peut être défini comme un développement « qui permet à toutes les populations vivant actuellement sur la Terre de satisfaire leurs besoins sans compromettre les possibilités des générations futures ». En toute rigueur, le développement ne saurait donc être durable que si on n’utilise les ressources fossiles qu’au rythme de leur renouvellement (autrement dit, pratiquement plus du tout) !
On en est loin. Or l’épuisement des ressources fossiles, à commencer par le pétrole, est désormais en vue. L’histoire des prochaines décennies sera malheureusement marquée par la concurrence de plus en plus rude des différents Etats pour s’approprier ces ressources. Les événements actuels (en Irak, au Venezuela, en Russie, …) nous en donnent un avant-goût. Les pays qui auront su le plus tôt anticiper la nécessité du basculement vers les énergies renouvelables et vers un mode de vie plus économe des ressources naturelles mettront leur population dans une meilleure situation que les autres. Un changement d’orientation, d’une ampleur considérable, est indispensable,.
Nous vivons dans l’illusion que « toujours mieux » se confond avec « toujours plus ». Il est légitime que chacun d’entre nous cherche à vivre « toujours mieux ». Mais notre quête du bonheur doit –elle se traduire par « toujours plus de marchandises » ? Ne serait-elle pas plutôt mieux comblée par « plus de fraternité », « plus de convivialité », « plus de sentiment d’utilité » ?
Pour les économistes, hors la croissance, point de salut. Si l’expression de « développement durable » a un tel succès, c’est parce ce que beaucoup y voient surtout le développement, avec seulement un petit correctif (attention à ne pas trop polluer, ….). Mais c’est entretenir l’illusion d’une croissance indéfinie, qui se heurte désormais au caractère fini de notre planète !
Comment concilier les contraintes écologiques et la « science » économique ? Les économistes peuvent-ils nous aider à concevoir des politiques permettant de résorber le chômage sans pour autant épuiser les ressources de la planète ? Il faudrait sans doute distinguer, en économie, ce qui consomme de l’énergie et des matières premières et ce qui n’en consomme pas. L’économie raisonne en flux financiers, mais faut-il que tous les services soient monnayables ? L’entraide, le bénévolat, améliorent la vie de celui qui en bénéficie, mais aussi de celui qui en fournit.
Les changements à opérer sont
certes des changements politiques, et en tant que citoyens, nous pouvons, nous
devons concourir à les faire advenir. Mais ce sont aussi nos comportements
individuels qu’il faut mettre en cause. L’acheteur a l’illusion d’être valorisé
par son achat. « Ainsi vont les modes, les télés à écran géant, la voiture
plus rapide que celle du cousin, tout ce qui flatte l’ego et remplace les
qualités personnelles. On achète du faire-valoir. » (Silence, Octobre
2003)
Pollution, bruit, temps perdu en transport, stress, sont les maux de notre époque. A nous de montrer qu’en vivant sobrement, chacun de nous vivra mieux.
Si vous
souhaitez que cette lettre mensuelle soit adressée à d’autres personnes de
votre connaissance, indiquez leur adresse électronique à jean-paul.alletru@wanadoo.fr. Si
vous souhaitez ne plus la recevoir, ou si vous voulez faire part de réactions,
commentaires,
informations, faites le savoir par un message à cette même adresse. Vous
pouvez également consulter le site http://perso.wanadoo.fr/citoyens-a-montrouge.
Une maison de retraite autogestionnaire et
solidaire : un exemple à suivre
A Montreuil, trois femmes de 76, 71 et 72 ans,
« copines de 25 ans », ont convaincu le maire, Jean-Pierre Brard et
le directeur de l’office HLM de soutenir et financer leur initiative : une
maison de retraite conçue, habitée et autogérée par une vingtaine de retraitées
qui se cooptent entre elles, regroupées en association, et dont le
« projet de vie » est assez riche pour satisfaire les aspirations
individuelles aussi bien que collectives : soutien scolaire,
alphabétisation, aide aux jeunes femmes, transmission des savoir-faire et
traditions, soins du corps, gymnastique, thérapies douces, massage, sans
oublier un projet de piscine en sous-sol. La mairie cède le terrain, l’office HLM construira
le bâtiment, dont il demeurera propriétaire. L’investissement mobilisera environ
2 millions d’euros. Le chantier devrait démarrer au premier semestre 2005 pour
livraison d’une vingtaine de logements en 2006. Le loyer des studios et deux
pièces ne devrait pas excéder 200 euros par mois. Les coûts resteront d’autant
plus réduits que les locataires géreront le lieu elles-mêmes, acceptant le
moins possible d’aide extérieure. « La maison des bayabaygas prendra en
charge les handicaps des unes et des autres s’ils viennent à se produire au fur
et à mesure de la montée en âge des résidentes. La seule limite sera les
maladies dégénératives et les démences de type Alzheimer : le transfert
vers une institution adaptée sera alors envisagé. La maison sera exclusivement
féminine : les hommes seraient forcément minoritaires et leur présence déséquilibrerait
les relations. Le trio dirigeant a prévu la création d’une
« médiatrice » extérieure à la communauté.
(Le Monde du 27 septembre
2003)
Daniel Cohn-Bendit et Alain Lipietz (députés
européens, Verts) : « Cancun a échoué ! L’Organisation
Mondiale du Commerce a déraillé ! La joie des syndicalistes paysans et
des grandes organisations altermondialistes ou écologistes n’avait d’égale que
la satisfaction des pays du tiers-monde, encore émoustillés de leur propre
audace. En face
répondait la colère moralisatrice de l’Europe et de l’Amérique du Nord, dont
l’égoïsme n’avait même pas daigné sauver les paysans du Sahel ruinés par leurs
exportations cotonnières ultrasubventionnées, et qui entendaient imposer
l’ouverture des marchés du Sud aux investissements selon leurs propres
règles. »
Les pays en développement réclament une réforme du Fond
Monétaire International et de la Banque mondiale (les pays du G7
détiennent près de 50% des voix à la Banque Mondiale). Jim Wolfensohn,
président de la BM , a plaidé pour un « nouvel équilibre entre pays riches
et pays pauvres ». Ce qui s’est passé à Cancun doit être un signal d’alarme car les pays
en développement – plus de 3 milliards d’êtres humains – ont trouvé
inacceptable une conception des négociations dans laquelle on attend d’eux
seulement qu’ils répondent à des propositions des pays riches ». Les 2/3
des pays en développement dépendent de l’agriculture pour leur subsistance,
a-t-il rappelé. Or les pays riches dépensent plus de 300 millliards de dollars
par an pour leurs subventions agricoles, mais seulement 56 milliards pour
l’aide publique au développement.
Nick Stern, l’économiste en chef de la Banque
Mondiale, a qualifié le système de subvention des pays riches de « dépassé
politiquement, aberrant sur le plan économique, déstructurant pour
l’environnement et éthiquement indéfendable ».
Un prix Nobel de la paix bien inspiré
Il a été attribué à Shirin Ebadi, avocate iranienne,
qui dénonce la culture patriarcale comme « le plus grand adversaire des
droits de la femme dans les pays orientaux, spécialement en Iran » et
plaide « pour une nouvelle interprétation de la loi islamique en harmonie
avec la démocratie, l’égalité devant la loi, la liberté religieuse et la
liberté de parole ».
La Suède a rejeté massivement l’entrée dans la zone
euro. Les
Suédois ont craint que l’adoption de la monnaie unique menace leur système de
protection sociale.
Daniel Cohn-Bendit et Alain Lipietz :
« L’Europe du traité de Nice élargie à 25 membres, c’est la paralysie de
la démocratie et donc la toute-puissance du marché ». « Face à ce
désastre annoncé, les parlementaires et les représentants de la société civile
européenne, syndicats et ONG, réunis cette année dans la Convention présidée
par Valéry Giscard d’Estaing, ont su réaliser une percée : trouver le
compromis que les gouvernements n’avaient su concevoir. Le traité
constitutionnel adopté par consensus est très loin d’être parfait. Mais il
débloque résolument l’Europe de Nice. En proclamant son caractère
constitutionnel, le traité place enfin la construction européenne dans l’orbite
de la démocratie. Le
Parlement voit doubler ses compétences législatives, le président de la
commission est élu par lui. La seconde Chambre, le conseil des ministres, est
libérée du verrou de la triple majorité et soumise à une règle
simple :majorité des pays représentant 60 % de la population. Les citoyens
d’Europe, sur pétition d’un million de signatures, peuvent proposer une
loi.
Le projet comporte également cette définition :
« l’Union œuvre pour le
développement durable de l’Europe, fondé sur une croissance économique
équilibrée, une économie sociale de marché hautement compétitive, qui tend au plein
emploi et au progrès social, et un niveau élevé de protection et d’amélioration
de la qualité de l’environnement. (…) Elle contribue (…) à la solidarité et au
respect mutuel entre les peuples, au commerce libre et équitable. »
L’Italie a été totalement paralysée le 28 septembre
plusieurs heures par une gigantesque panne d’électricité. Le 14 août, c’était 50
millions d’Américains touchés pendant 29 heures. La panne a affecté, bien
entendu, l’éclairage public, les feux
de circulation, elle a provoqué des embouteillages géants, des chutes dans les escaliers,
des ruptures de la chaîne du froid, des ascenseurs bloqués… Nous sommes
vraiment très dépendants !
Plusieurs pays d’Europe mettent réellement en œuvre
une politique de priorité aux énergies renouvelables :
- Aux Pays-Bas les particuliers peuvent demander à
n’être alimentés que par une électricité verte, c’est-à-dire produite par des
énergies renouvelables.
- L’Ecosse mise sur la diversification des sources
d’énergie, alliant d’un côté d’importants projets d’éolien off-shore
(atteignant des centaines de MW) au développement de petites éoliennes
individuelles que chacun peut installer sur son toit. Ces petites éoliennes, de
2,5 à 6 kW sont montés sur des mats de moins d e10 m de haut, les pales font
entre 1 et 2 m de long, et le bruit est négligeable.
- L’ Autriche, qui a renoncé au nucléaire par
référendum en 1979, vise pour 2010 que
33% de l’énergie consommée soit de l’ énergie renouvelable : le programme
prévoit annuellement l’implantation de 160 petites centrales hydrauliques, 95
éoliennes, 100 installations de biogaz, 70 000 m2 de photovoltaïque, 30
millions de litres de plus par an de
carburants provenant de la biomasse, 100 installations de chauffage individuel
par cogénération de 1MW de moyenne, 5000 petites installations de chauffage au
bois déchiqueté, 40 000 installations de chauffage aux copeaux de bois, 450 000
m2 de capteurs solaires thermiques.
- En Suisse : le gouvernement a mis en place un
label qui permet d’obtenir des aides à la construction si la bâtiment envisagé
consomme moins de la moitié de ce que consomme la moyenne des bâtiments du même
genre. (Silence,
Octobre 2003)
L’Etat veut faire des économies sur les chômeurs
en fin de droit. L’allocation de solidarité spécifique, versée jusqu’à présent sans
condition de durée, sera limitée dans le temps (2 ou 3 ans selon les cas), ce
dont pâtiront 130 000 chômeurs en fin de droit en 2004 (et plus en 2005).
Le gouvernement a annoncé son projet d’instaurer un
ticket modérateur pour l’aide médicale, versée aux personnes sans couverture sociale, qui
n’ont pas accès à la couverture médicale universelle et sont sans papiers.
La réduction de 3% de l’impôt sur le revenu en
2004 (coût : 1, 65 milliard
d’euros) a été suivie de l’annonce d’une hausse de 3 centimes à la pompe du
litre de gazole. Donner aux plus favorisés, reprendre aux moins favorisés (il est vrai
plus nombreux) : voilà la philosophie de ce gouvernement !
Celui-ci sacrifie également l’avenir : 550 postes
permanents ont été supprimés dans la recherche. Et ceci, alors que la France
et l’Europe sont loin du Japon et des Etats-Unis (qui ont respectivement 9, 72
et 8,66 chercheurs pour 1 000 actifs, contre 6,2 et 5, 36 pour la France et
l’Union Européenne).
M. Mattei fait le choix de laisser l’assurance-maladie
en déficit de 11 milliards d’euros en 2004.
Le déficit a été de 2,1 milliard d’euros en 2001, de
6, 1 milliards d’euros en 2002, il sera compris entrer 9,7 et 11,8 milliards en 2003. La
revalorisation des honoraires des médecins généralistes , qui ont vu passer le
tarif de leur consultation à 20 euros en juin 2002, a coûté 690 M euros en
année pleine, alors que le ministère de la santé a toujours présenté l’accord
comme autofinancé grâce aux prescriptions de médicaments génériques (70M de
dépenses en moins).
Le gouvernement vient en outre de revaloriser le
tarif de consultation de 18 spécialités médicales. Cette mesure coûtera 66
millions d’euros à la CNAM. C’est beaucoup en comparaison de l’effort demandé
aux assurés sociaux hospitalisés, qui devront acquitter , en 2004, un forfait
hospitalier journalier en hausse de 22%, à 13 euros.
«Ces
indemnités, j’en ai besoin. Je suis endetté. Je n’ai pas de ressources
personnelles autres. Pour payer mes avocats, j’ai hypothéqué ma
maison ». Jean-Marie Messier (l’homme
qui a conduit Vivendi Universal au bord de la faillite) va nous faire
pleurer ! Il réclame ses 20,6 millions d’euros d’indemnité de départ.
20,6 millions
d’euros, c’est l’équivalent du salaire de 35 smicards pendant 40 ans, rien que
ça…Et les primes de départ sont exonérées d’impôt !
L’association négaWatt (http://www.negawatt.org)
écrit : la loi d’orientation qui suivra le débat national sur l’énergie
devra « inscrire la trilogie « sobriété-efficacité-renouvelables »
dans toutes les politiques publiques, y compris européennes. La vision à long
terme est indispensable et doit se traduire concrètement par des réformes
réalistes et essentielles. »
Ivan
Illitch avait calculé que le moyen de transport le plus rapide était …
la bicyclette !
Une vitesse est le rapport d’une distance parcourue au temps mis à la parcourir. Pour comparer entre eux les moyens de transport, Ivan Illitch ajoutait, fort pertinemment, au temps de trajet proprement dit le temps de travail nécessaire pour payer l’énergie utilisée (l’essence dans le cas d’une automobile), l’amortissement du véhicule, les péages, les frais de stationnement, l’assurance,…
Les transports en commun gérés par la RATP
assurent 25 % des déplacements motorisés en Ile de France pour 3,6 % de
l’énergie consommée en occupant seulement 4 % de la voirie.
Le métro, le tram et le RER consomment 7 fois moins
d’énergie par voyageur transporté que la voiture.
Les 4000 bus de la RATP ne représentent que 2% des
émissions polluantes du trafic routier en Ile de France. (publicité RATP)
Pour la 2ème année consécutive, le budget
du ministère de l’écologie est en régression . M. Raffarin a
cependant présenté le 14 septembre un plan « véhicules propres » (38
millionsd’ euros sur 5ans , consacrés au développement de moteurs plus économes
et moins polluants).
Malgré les protestations des
élus, le projet de loi de finance 2004 supprime les subventions allouées aux
grandes villes pour développer leurs réseaux de transport collectif (projets de
tramway, VAL ou métro), et les aides aux plans de déplacements urbains (créés en 1996, ces PDU
visent à réorganiser, sur le long terme, la distribution des différents modes
de transport ; les subventions des PDU servent aussi à financer, à hauteur
de 35%, les réseaux cyclables ; ces aides avaient déjà été réduites en
2003). Ce choix va à l’encontre des priorités officielles de Jacques Chirac. Il
pourrait, à terme, se montrer contre-productif sur le terrain de la compétition
économique internationale.
Le mauvais état des canalisations aggrave le gaspillage de
l’eau. Les
pertes représenteraient entre 15 et 40 % des quantités acheminées. Le réseau
long de quelque 850 000 km, commence à
être vétuste et le renouvellement d’une partie de l’infrastructure devient
nécessaire. Le coût de la rénovation est estimé entre 1 et 2 milliards d’euros
par an.
Roselyne
Bachelot annonce un débat public à l’automne.
Les bénéfices tirés du pétrole irakien ne
suffiront pas à payer la reconstruction du pays. Pis, ils ne suffiront pas à
rénover l’industrie pétrolière. « Nous faisons face à des dizaines d’actes de sabotage qui visent
l’oléoduc stratégique Kirkouk-Ceyhan (Turquie), ainsi que tous les oléoducs
menant à notre raffinerie principale de Dora, dans la banlieue de Bagdad, et de
nombreux champs pétroliers, qui sont paralysés ». Jusqu’à présent, l’Irak
ne produit que la moitié (1,5 M barils par jour) de ce qu’il produisait sous
Saddham Hussein. Les experts estiment qu’il faudrait investir 40 G $ pour
rénover l’industrie.
Le rapprochement pétrolier entre Moscou et
Washington se poursuit. Jusqu’à présent, la fourniture russe de pétrole aux
Etats-Unis est symbolique : 4%. Mais la Russie a l’intention de pomper
de plus en plus de pétrole : 120 à 150 millions de tonnes d’ici 2020.
408 MT sont prévues en 2003, soit +10% par rapport à 2002.
Projet de terminal à Mourmansk. Autre projet vers Nakhoda, en Extrème-Orient russe : soutenu par le Japon et les Etats-Unis. Interrogations sur le financement du projet, très coûteux pour Moscou, ainsi que sur l’ampleur des réserves réelles de la Sibérie. Projet d’oléoduc à Daqin , en Chine.
Les constructeurs automobiles cherchent à se
débarrasser de leur dépendance à l’égard du pétrole. Leur effort porte sur
l’utilisation future de l’hydrogène comme carburant. Mais la production de gaz
est elle-même vorace en énergie. « A l’horizon 2020, l’hydrogène coûtera
toujours des sommes colossales », souligne Louis Schweitzer, PDG de
Renault. L’hydrogène nécessiterait en outre la mise en place d’un réseau de
distribution dont le coût est évalué à plusieurs dizaines de milliards d’euros.
« Si on voulait remplacer du jour au lendemain le pétrole par de
l’hydrogène, il faudrait, pour produire celui-ci, multiplier par 2,5 le parc français
de centrales nucléaires, ou bien implanter 250 000 éoliennes [contre 5 000
aujourd’hui] », affirme M. Morcheoine, directeur d el’air et des
transports à lm’Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie
(ADEME).
Près de 700 millions d’automobiles circulent
aujourd’hui dans le monde. Ce parc devrait doubler d’ici 2020, avec, notamment,
l’explosion du marché chinois.
A l’horizon 2008, si la croissance poursuit son
rythme, la chine consommera, chaque année, l’équivalent de la production pétrolière
du Koweït. Pékin
se tourne donc vers d’autres sources d’énergie, comme l’électricité d’origine
nucléaire. (informations reprises du Monde daté 15 octobre)
Pour alimenter les parisiens en fruits, des vergers
ont été installés à Montreuil avec des murs entre les rangées d’arbre
pour augmenter la chaleur. Actuellement, certains d e ces vergers sont à l’abandon et des
opérations de réhabilitation se mettent
en place dont un projet de « jardin biologique d’expérimentation
individuelle et collective ». (Silence, Octobre 2003)
A l’occasion de la semaine sur la réduction des
déchets qui aura lieu du 20 au 26 octobre, le Centre National indépendant
d’ Information sur les Déchets a décidé d’organiser une action de déballage
dans les supermarchés pour signifier le refus de cette sur-consommation, source
de gaspillage et de pollution. (Silence, Octobre 2003)
Montrouge
Le samedi 20 septembre, jour du Forum des
Associations à Montrouge, ATTAC-Montrouge a distribué un tract pour
protester contre le fait qu’elle en avait été écartée par la municipalité. La
FCPE (parents d’élèves) avait été
écartée elle aussi. Le journal "le Parisien" a rendu compte de cette
action dans un article intitulé "polémique sur la Fête des
associations" (22/9/2003). M. Metton, Maire de Montrouge justifie cette
exclusion en assimilant ATTAC (mouvement d’éducation populaire agréé auprès du
Ministère de la Jeunesse et des Sports) à un club de réflexion politique.
Or, écrit-il, pour le Forum des Associations, « nous souhaitons une
stricte neutralité politique ». Il est à noter que, dans d'autres
municipalités des Hauts de Seine, de droite comme de gauche, ATTAC est
admis à participer aux forum des Associations.
A l’initiative d’ATTAC-Montrouge, et avec le soutien
de « Maison pour tous », association culturelle montrougienne, une
réunion-débat publique sur les solidarités dans notre ville s’est tenue
le 14 octobre, avec la participation du Secours Populaire, du Centre Michel
Colucci, de la Ligue des Droits de l’Homme, de l’association Accompagnement des
Retraités à mobilité réduite, et de l’Institut de Travail Social et de
Recherches Sociales.
Longue vie à Montbouge ! Pertinent et
impertinent, « Montbouge », journal à visages humains sur
l’internet, vous invite à découvrir
autrement notre ville :
www.montrouge.net
Courrier des lecteurs
GP : « merci ! d’accord ! le problème est
posé. Entre le pouvoir et la force du nombre, il y a la force des baïonnettes.
Reste à convaincre les baïonnettes. Il est arrivé qu’elles le soient. »
MB : « Comme tu le soulignes, les partis politiques vont
devoir prendre en compte ces mouvements de citoyens qui apparaissent comme des
contre-pouvoirs indispensables à la vie démocratique, surtout dans les
pays qui ne connaissent pas la liberté d'expression, de pensée, d'agir, etc...
En France, nous bénéficions certes de ces libertés
fondamentales, mais il est important que l'on puisse aussi s'investir dans le
monde associatif et dans le monde de l'entreprise pour créer du lien social et
se soutenir dans les moments difficiles.
Je
le constate aujourd'hui à France Télécom, où certains collègues sont en plein
désarroi parce qu'ils subissent de la pression dans le travail, en étant
victimes du management par le stress et en se sentant isolés. Je pense que l'on
est en train de perdre quelques valeurs essentielles dans le management: la
solidarité et l'empathie. »
CV :
« tu ne sais plus compter ! il y avait entre 300 000 et 350 000
personnes au Larzac ! »
JM :
« Super la Lettre ! Nous l'avons adressée à J F, F L et V G. Bravo et bon
courage pour la suite... C'est du beau travail et il est fort utile ! »
HC :Maïs transgénique pour
soigner la mucovicidose ? Juste une invention médiatique pour culpabiliser
un peu plus les manifestants qui ont détruit un champ de maïs transgénique. Ben
voyons, seul un maïs transgénique est susceptible de fabriquer les petites
molécules qui permettraient de soigner les "mucovicidosés" ! Et
pourquoi pas des bleuets transgéniques ? Pas de bol, on ne trouve pratiquement
plus de bleuets, même des non transgéniques. .Pourquoi pas des haricots
transgéniques ? Soyons sérieux : les haricots ne présentent pas un marché
suffisamment juteux, surtout pour les grands céréaliers de la Planète. Ils nous
prennent vraiment pour des cons !
Nourriture transgénique.
Vous savez que, depuis quelque
temps, on trouve sur le marché des tomates qui ne pourrissent pas. Du moins pas
aussi vite qu'autrefois. Et on a commencé à en manger sans même s'en rendre
compte, puisque l'indication de produit transgénique ne figure pas sur
l'étiquette, quand il y a une étiquette. Mais vous êtes-vous demandés ce qui se
passe quand vous mangez une tomate ? Vous la mâchez puis vous l'avalez. Et
alors toute la chimie de votre système digestif se met en action pour aller
chercher, dans les morceaux de tomate, les oligo éléments, les sels minéraux,
les sucres. Quand une tomate trop mûre commence à pourrir, c'est parce que des
bactéries (on dit aussi des micro-organismes) ont entrepris de digérer
elles-mêmes cette tomate. Elles la "mangent" de l'intérieur. Ça lui
donne un aspect qui nous ôte toute envie de leur piquer leur nourriture. Une
tomate qui ne pourrit pas, c'est une tomate que les bactéries ne peuvent pas
digérer. Qu'est-ce qui nous prouve que l'être humain peut digérer la tomate
transgénique ? Certes, on peut la manger mais qu'est-ce qui nous prouve que,
dans notre système digestif, la tomate transgénique va libérer les bons oligo
éléments, les bons sels minéraux, les bons sucres ? Quand on sait que le cancer
est le résultat d'un déséquilibre chimique qui transforme des cellules saines
en cellules cancéreuses et que ce déséquilibre peut être provoqué par une
alimentation mal équilibrée et aggravé par toutes sortes de lésions (chocs,
coupures, brûlures, exposition aux rayonnements de toutes sortes, etc...), on
peut se demander si une alimentation basée sur des produits transgéniques ne va
pas accélérer la progression des maladies cancéreuses. Dame Nature a tout prévu
pour que nous puissions avoir une nourriture équilibrée sans avoir recours à la
chimie, laissons-la faire. Sinon, qu'est-ce qu'on fera quand les
moustiques transgéniques, résistants à toutes sortes d'insecticides, se
répandront sur la Planète ?
A noter
dès maintenant :
(rappel) du 12 au 15 novembre 2003, forum social européen
à Paris, Saint-Denis, Bobigny, Ivry :
une autre Europe, un autre monde
Le forum social européen est un
espace de rencontres, d’échanges et de débats pour construire une autre Europe
dans un autre monde. Il se propose d’élargir la dynamique citoyenne commencée à
Porto Alegre en 2001 et poursuivie à Florence en 2002. Il rassemble des
acteurs, mouvements sociaux et citoyens qui souhaitent confronter leurs
analyses et leurs méthodes d’action.
- Mercredi 19 novembre : à Montrouge, réunion publique-débat (organisée par ATTAC-Montrouge) sur « la Sécurité Sociale ».
- A la mi-décembre, réunion
publique – débat (organisée par ATTAC-Montrouge, en partenariat avec d’autres
associations montrougiennes) sur « le développement durable ».